Greve de la faim pour sauver le Centre Hospitalier Sud Francilien

Publié le par sauvonsnotrehopital

caricat.jpgVendredi 29 juin, les personnels médicaux et paramédicaux du service d’orthopédie du CHSF observeront une grève de la faim à durée limitée pour attirer l’attention de la population et de la ministre de la santé, sur les conséquences délétères de la loi HPST en termes de gouvernance, de la souffrance au travail que cela génère et des conséquences du scandale d’état du Centre Hospitalier Sud Francilien.

 

En effet, les infirmières d’orthopédie sont en greve depuis le 26 juin pour protester contre des suppressions de postes, alors que des recrutement de chirurgiens sont prévus pour le mois de novembre et que les 16 lits du service non encore ouverts après le déménagement le seront à cette occasion. Ces infirmières qui ont travaillé en sous-effectif depuis des années ont été victimes en novembre 2011 d’un burn-out généralisé. De manière générale , dans les hôpitaux publics les personnels soignants subissent de manière institutionnalisée de souffrance au travail qui fonctionne de manière similaire à de la maltraitance comme l’a montré un rapport très étayé de la médecine du travail du CHU de Nantes. L’agent doit compenser les absences non remplacées et le fait pour ne pas mettre en danger les patients dont il a la responsabilité. Au fur et à mesure de plus en plus d'agent sont en arret de travail, ce qui aggrave le problème. Le travail dans ces conditions ne peut être optimal ce qui fait que l’agent se déprécie et perd une image positive de lui même. Son travail s’apparente au tonneau des Danaïdes.


Le CHSF est tiraillé par la nécessité de faire fonctionner 200 lits inexploités faute de personnels et les demande diminutions d’effectifs demandées par L’agence régionale de santé pour équilibrer un budget rendu extrêmement déficitaire par le loyer exorbitant demandé par Eiffage (celui-ci explose : 30 millions d’euros par ans lors de la signature du contrat, 46 cette année et 51 millions l’an prochain. Sans l’utilisation pleine et entière du bâtiment il sera très difficile de limiter le déficit. Le directeur par interim Monsieur Lajonchère et le nouveau directeur Monsieur Toulouse ont insisté de concert à la CME du 26 juin, sur la non viabilité du partenariat public privé qui induit un deficit abyssal et structurel purl'établissement et sur la necessité d'en sortir au plus vite. L'ARS nie la responsabilité du loyer dans ce déficit, alors même que les finances de l'établissemen avaient été ramenées à l'équilibre en 2010 par l'ancien Directeur Alain Verret (depuis poussé à quitter ses fonctions pour avoir refusé de réduire encore les effectifs à un niveau dont il jugeait qu'il riequerait de dégrader le fonctionement de l'établissement). 


Cette journée d’action ouvre une fenêtre médiatique pour empêcher que ne soit enterrée la commission d’enquête sur le CHSF. En effet si cette enquête montre qu’il y a EU des irrégularités lors de la signature de ce contrat léonin, l’état pourra sortir du PPP à son avantage.

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