Pourquoi la tarification à l'activité detruit l'hôpital public et fait exploser les dépenses de santé

En 4 ans, le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale est passé de 13 milliards d'euro à 30 milliards d'euro par an! Seulement 25% de cette somme est imputable au manque cotisations sociales engendrée par la crise. Cette évolution est similaire à ce qui a été observé en Allemagne depuis que la tarification à l'activité (TAA) y a été mise en place.

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Plus un pays fonctionne à la tarification à l'activité, plus les dépenses de santé sont importantes. Le Royaume Uni dont le système est à 95% public ou la Suède dont 80% des praticiens sont salariés dépensent beaucoup moins que la France qui a un système mixte et la France beaucoup moins que les Etats unis qui ont un système complètement basé sur la tarification à l'activité.

Les dépenses de santé s'accélèrent en France depuis que les hôpitaux sont passés à la tarification à l'activité. Les structures ont intérêt à multiplier les actes et à externaliser leurs coûts: si le coût apparent diminue car les structures rationalisent leurs dépenses , elles font exploser les dépenses de ville en externalisant leurs coûts.
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A l'hôpital public, la tarification à l'activité se développe en vase clos, car elle ne fait que distribuer entre les structures une enveloppe fermée votée en début d'année par l'assemblée national (l'ONDAM hospitalier). Cette enveloppe étant votée chaque année en déficit, seules structures qui produisent les actes les plus rentables survivent. Ainsi se développe une sélection des patients et ce système permet de mettre en déficit la plupart des hôpitaux et à les obliger à réduire leurs effectifs et à rationner l'offre de soins.

Vous pouvez vous opposer au sabordage de notre sytème de santé en signant la pétition du Mouvement pour la Défense de l'Hôpital Public.
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